Certains articles journalistiques en ligne, bien connus des médecins, recommandent volontiers à leurs lecteurs salariés débutants libéraux indécis d’ajouter à leur activité salariée prépondérante une activité libérale accessoire aussi minime soit-elle dans le but principal d’améliorer leur couverture sociale. Qu’en penser ?
Notre expertise de milliers de dossiers concrets depuis des décennies montre que ce genre de préconisations repose sur une profonde ignorance du sujet que nous abordons en Partie F de notre dossier de cette semaine ; en effet, poursuivre un tel objectif consisterait à débourser votre argent pour… ne pas l’atteindre.
Alors qu’il existe d’autres voies pour améliorer la couverture sociale du pluri-actif car :
● en premier lieu, ces articles oublient l’essentiel qui est de distinguer les cotisations sociales libérales productives (c’est-à-dire améliorant un tant soit peu la couverture sociale du salarié : vieillesse et prévoyance), des cotisations improductives où vous ne serez pas mieux couvert si vous cotisez davantage : le prototype étant les CSG-CRDS ;
● en second lieu, la valeur des prestations sociales issues des cotisations productives doit être estimée. Certes pour leur valeur présente (en prévoyance, par exemple), mais surtout future (en vieillesse). Et là, pour l’illustration, le prototype du pire en la matière est indiscutablement l’indigent régime vieillesse ASV de la CARMF alimenté par un cotisant à 35 ans de sa propre retraite ! A fuir donc, à toutes jambes…
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